Les joies de ce monde sont notre seule nourriture. La dernière goutte nous fait encore vivre.
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Les joies de ce monde sont notre seule nourriture. La dernière goutte nous fait encore vivre.
Vos vies sont menacées par les trains de banlieue
Et vos histoires de gloire si dérisoire
A ne pas se regarder dans un miroir
N’essayez plus de me faire croire que vous appelez cela être heureux
Vous avez voulu me voler et me prendre
Mes seuls biens mes oiseaux mes pays
Jusqu’au bleu tendre de mes nuits
Sans savoir frères humains ce qui nous unit
Ni même mes raisons de vous comprendre
Mais je marche encore par des allées éternelles
Vers les banlieues perdues de l’univers
Je saute à pieds joints vos barrières
Vos cœurs sont comme vos murs de pierre
N’importe je bois avec une paille le bleu du ciel
Je porte dans moi la force des saisons
Et la sève et les sucs de la terre
Le vent le vent me pousse vers la lumière
Morts, je fermerai vos diaphanes paupières
Sans que vous ayez pu me faire rendre raison
Vous ne pardonnez pas ma différence
Mais c’est à vous que vous reprochez
De ne pas oser me ressembler
Vos certitudes vos opinions vos préjugés
Ont su, ô pauvre vie, assassiner vos espérances
Et pourtant le marteau de mon sang
Bat et frappe encore dans vos veines
Enfants, nos élans du cœur étaient les mêmes
Mes rêves étaient vagabonds et vos envies bohémiennes
Pourquoi m’avoir laissé seul la conscience claire le cœur devant
Si vous saviez comme la Vie est belle et désirable
Vous ne tueriez pas Mozart en chacun de vos enfants
Nos pas vont l’amble de vos jours gris jusqu’au n »ant
Je vous en prie, écoutez-moi il en est encore temps
Ne laissez plus l’eau de votre vie désaltérer le sable
Debout, debout ! Debout et marchons à l’étoile…
Copyright LE NOUVEL ATHANOR.MARS 2011
Nous sommes les deux moitiés d’une même orange
Elle me porte sur son épaule nue comme son ange
Ses mots dans ma bouche aux miens se mélangent
De nos désirs de vivre nous avons fait l’échange
Elle est ma sœur, ma camarade, mon amie
Du même destin nous sommes l’unique produit
Je suis son héros, son frère, son amour à la vie
A la mort nos corps et nos cœurs sont unis
Elle est ma force que je répands à la ronde
Je suis la douceur que son regard pose sur le monde
Elle est le bonheur que mes élans fécondent
Nous sommes un même cœur que la joie inonde
Mes yeux s’ouvrent sur son corps à mon réveil
Le miel de ses murmures coule dans mon oreille
Mes mots sont les rayons quotidiens de son soleil
Ma compagne apaisée s’endort en confiance et je veille
La pulsation de son sang bat dans mes veines
Quand elle est fatiguée je porte ses anciennes peines
Son existence fait de la mienne un magique poème
Du royaume de ma vie elle est la seule reine
Du même geste de nos mains nous avons chassé les orages
De midi à minuit pleins nous faisons le partage
Les actes de ma vie se reflètent dans son visage
La suite infinie des jours va être notre beau voyage
C’est par et pour elle que je deviens qui je suis
Elle s’est mise au monde pour renaître dans ma vie
Les quartiers de nos cœurs de l’Amour sont le Fruit
Et nos saisons à venir une vibrante symphonie .
Nous sommes les deux moitiés de l'unité dans la différence.
Copyright LE NOUVEL ATHANOR MARS 2011
Eclairer la profondeur du coeur, voilà la mission de l'artiste.
De ton cœur au mien
N’est que le grand
Mouvement des saisons
Quand les lilas de Mai
Crécellent sous le vent
De ton corps au mien
N’est que la montée
Sourde de la sève
Eclatant les bourgeons
De tes seins
Quand la pluie de juin
Enlace les jardins
De ton cœur au mien
N’est que le sable chaud
Des plages
Quand le grain des moissons
Soupire dans les greniers
De l’oublieuse mémoire
De ton corps au mien
N’est que le grand roulis
Des songes et des rêves
Du désir et de l’espoir.
J’arrive.
Copyright LE NOUVEL ATHANOR MARS 2011