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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 08:25
La poésie chantepleure. Jacques Viallebesset.

Hissez haut et fort les poutres charpentiers

C'est la poésie seule qui soutient le monde

Le paradis tient dans les paumes de nos mains

 

Ici et maintenant on blesse on viole on tue

La liberté pleure dans tous les chants des hommes

Le cœur est un moulin enfariné d'amour

Qui broie le malheur sous la meule des jours

 

Copeaux de sang ou mât des navires conquérants

Sève qui irrigue les hautes futaies humaines

Derrière les barbelés de l'exil ou dans les prés

La poésie chantepleure dans la liberté.

 

Extrait de CE QUI EST EPARS

Disponible sur www.lenouvelathanor.com

 

 

 

 

 

Published by Jacques Viallebesset
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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 10:10
La secrète évidence. Charlotte Colas

Si une seule fois nos pas pouvaient se déporter

De la désillusion d'avoir

Au prodige d'exister...

Si nos rêves pouvaient se baigner

Aux sources de toute chose

Ame en cils et paupières closes

La cécité humaine tressaillirait-elle

Au dodelinement joyeux de l'herbe sous la pluie

Aux tambours de la traversée du vivre

A l'étonnement des bourgeons du printemps

Quand l'hiver dépose son caban ?

 

Mais nous restons suspendus à des cimes de chimère

Nos talons désancrés par des quêtes à revers

Vers l'insaisissable du ciel

Jamais dans ce qui nous a été enlevé

L'originelle innocence

Le goût sucré de la violette sur nos langues

Le regard nouveau-né

Le jus d'une pomme croquée

La secrète évidence

De l'impénétrable à portée.

Charlotte Colas

Poème inédit . Tous droits réservés.

 

 

Published by Jacques Viallebesset - dans Mes poètes et poèmes préférés
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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 15:44
Malenfance. Jacques Viallebesset

Des hommes galopent dans la nuit

Debout dans leur manteau d'étoiles

Traquant les loups de Malenfance

Dans la forêt des sortilèges

La crinière de leurs chevaux noirs

Sont des vagues d'écume blanche

Ils viennent à la rencontre des hommes

Brandissant l'amour tel une torche

Un soleil d'or qu'on imagine

Rougeoie dans la forge de nos coeurs

Une étrange ferveur nous gagne

Leurs montures piaffent d'impatience

Pour aller aux paupières de l'aube

Où la lumière vaporeuse dissipe

Le carnaval des astres qui meurent

J'écoute le chant d'un rouge-gorge

Qui monte sans fin de mon sang.

 

Poème extrait de  " Ce qui est épars"

Recours au poème éditeurs . Mai 2015

www.recoursaupoemeediteurs.com

Published by Jacques Viallebesset - dans Ce qui est épars(inédits)
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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 15:41
Le nectar du coeur Jacques Viallebesset

La lune et la vérité sont au fond du puit

Et nous errons aveugles de par le monde

Une voix un visage un regard hantent

Les rêves gris de ma nuit ensommeillée

Qu'habite un hibou qui attend le coq

Chacun porte en lui un drame caché

Nulle pierre ne peut être polie sans friction

Dans une vie de ferraille de rouille et d'os

Comment extraire le nectar vivifiant du coeur

Je cherche la perle noire d'un trésor caché

Pour me faire l'interprète des désirs ardents

Et m'enfonce dans la nuit porteur d'une lampe

Guettant la lumière à l'horizon bleu du jour

Pour entamer le beau voyage sans retour.

 

Extrait de Ce qui est épars

editions Le Nouvel Athanor

disponible sur www.lenouvelathanor.com

Published by Jacques Viallebesset - dans Ce qui est épars(inédits)
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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 09:48
Un soleil noir . Jacques Viallebesset

Nous sommes enfants de l'instant éternel

Un jour je frapperai au portail de l'infini

Pour arriver hors du temps et de l'espace

Dans cette nuit absolue des trois Moires

 

Je verrai dans cette obscurité mon ombre

Comme un papillon face à un soleil noir

Ayant vécu l'ultime métamorphose

Dans ce réel au-delà de la réalité

 

Abreuvé du nectar des fleurs de tournesol

J'aurais renoncé à toutes nos espérances

Mais je vis cherchant ce qui n'existe pas encore

Je n'ai pas décidé de la date de ma mort .

 

JV

Poème inédit .

Tous droits réservés

Published by Jacques Viallebesset - dans POEMES INEDITS
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29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 10:08
Le vin mordu. Luc Bérimont

à René-Guy Cadou

 

De bas brouillards tremblaient aux vallées de l'automne

Les chiens jappaient sans fin sur le bord des ruisseaux

On entendait rouiller leurs abois dans l'écho

A des lieues et des lieues, sur des pays sans borne.

 

Le vent sentait la pierre rêche et le gibier

Il était dur et vif nous trancher la gorge.

Nous nous hâtions vers quelque grange dont le porche

Offrait déjà l'abri à des coqs qui chantaient

 

Lorsque, sur le revers d'un coteau, nous trouvâmes

La jaune, apaisante caresse des raisins:

Bien à l'écart du vent, des grappes plein les mains

Nous bûmes longuement, renversés sur la flamme.

 

 

Published by Jacques Viallebesset - dans Mes poètes et poèmes préférés
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28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 13:16

Te nuisant , je me dommage

Published by Jacques Viallebesset - dans La pensée du jour
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26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 09:26
Espoir

Quand l'esprit dit : abandonne

L'espoir dit: essaie encore une fois

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26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 08:20
Le bonheur est dans le pré . Paul Fort

Le bonheur est dans le pré.Cours-Y vite, cours-y vite.

Le bonheur est dans les pré, cours-y vite. Il va filer.

Si tu veux le rattraper, cours-y vite, cours-y vite.

Si tu veux le rattraper, cours-y vite. Il va filer.

Dans l'ache et le serpolet, cours-y vite, cours-y vite

Dans l'ache et le serpolet, cours-y vite. Il va filer.

Sur les cornes du bélier, cours-y vite, cours-y vite

Sur les cornes du bélier, cours-y vite.Il va filer.

Sur le flot du sourcelet, cours-y vite, cours-y vite

Sur le flot du sourcelet, cours-y vite,. Il va filer.

De pommier en cerisier, cours-y vite, cours y vite.

De pommier en cerisier, vours-y vite. Il va filer.

Saute par-dessus la haie, cours-y vite, cours-y vite

Saute par-dessus la haie, cours-y vite. Il a filé.

Paul Fort

 

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14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 09:27
Dans la marge 7. Jacques Viallebesset

J'aurais voulu être celui-là qui vient

Porteur d'une joie d'être à partager

Avec tous les humains qui saignent

De leurs rêves lourds d'espoirs blessés

Je porte en moi les sucs de la terre

La danse de flamme du sang au coeur

Ma poitrine se gonfle du vent des astres

J"halète de la sève de tout ce qui vibre

Frémit palpite et vit au rythme des saisons

 

Je voudrais être celui qui vient

Un arc en ciel doux dans les tempêtes

Un magma de joie monte de mon ventre

Je t'ai retrouvée et te tresse dans mes bras

Tes yeux font chanter toutes les sources

La joie est là bruissant dans ton feuillage

Bourgeon tendre gorgé de résine vivante

Tu es en moi comme le noyau dans son fruit

Ma joie ne demeurera que si elle est tienne.

 

Extrait de Sous l'étoile de Giono.

Editions Alain Gorius-Al Manar

disponible sur www.editmanar.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Présentation

  • : L'atelier des Poètes - par Jacques Viallebesset
  • L'atelier des Poètes - par Jacques Viallebesset
  • : VIVRE POETIQUEMENT, L'AMOUR VRAI, LA JOIE D'ETRE sont les trois facettes d'une seule et même chose qui se nomme: ETRE et ne pas seulement exister. Lorsqu'on vit poétiquement, forcément, ça laisse des traces....
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