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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 06:15

Agis de telle sorte que la maxime de ta volonté puisse être érigée en loi universelle

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Published by Jacques Viallebesset - dans La pensée du jour
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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 06:15

On ne subit pas l'avenir, on le fait.

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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 06:00

La ville s'endormait

Et j'en oublie le nom 

Sur le fleuve en amont

Un coin de ciel brulait

Et j'en oublie le nom

 

Et la nuit peu à peu

Et le temps arrêté

Et mon cheval boueux

Et mon corps fatigué

Et la nuit bleu à bleu

Et l'eau d'une fontaine

Et quelques cris de haine

Versés par quelques vieux 

Sur de plus vieilles qu'eux

Dont le corps s'ensommeille

 

La ville s'endormait

Et j'en oublie le nom

Sur le fleuve en amont

Un coin de ciel brûlait

La ville s'endormait

Et j'en oublie le nom

 

Et mon cheval qui boit

Et moi qui le regarde

Et ma soif qui prend garde

Qu'elle ne se voie pas

Et la fontaine chante

Et la fatigue chante

Son couteau dans les reins

Et je fais celui-là

Qui est son souverain

On m'attend quelque part

Comme on attend le roi

Mais on ne m'attend point

Je sais depuis déjà

Que l'on meurt de hasard

En allongeant le pas

 

La ville s'endormait

Et j'en oublie le nom

Sur le fleuve en amont

Un coin de ciel brûlait

La ville s'endormait

Et j'en oublie le nom

 

Il est vrai que parfois

Près du soir les oiseaux

Ressemblent à des vagues

Et les vagues aux oiseaux

Et les hommes aux rires 

Et les rires aux sanglots

Il est vrai que souvent

La mer se désanchante

Je veux dire en celà

Qu'elle chante d'autres chants

Que ceux que lamer chante  

Dans les livres d'enfants

 

Mais les femmes toujours

Ne ressemblent qu'aux femmes

Et d'entre elles les connes  

Ne ressemblent qu'aux connes

Et je ne suis pas bien sûr

Comme chante un certain

Qu'elles soient l'avenir de l'homme 

 

La ville s'endormait

Et j'en oublie le nom

Sur le fleuve en amont

Un coin de ciel brûlait  

La ville s'endormait  

Et j'en oublie le nom

 

Et vous êtes passée

Demoiselle inconnue

A deux doigts d'être nue

Sous le lin qui dansait  

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Published by Jacques Viallebesset - dans Mes poètes et poèmes préférés
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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 06:15

Les plus grands ennemis de l'homme sont la présomption et la défiance

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 06:15

Douter de tout ou tout croire, ce sont deux solutions également commodes qui l'une et l'autre nous dispensent de réfléchir.

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 06:15

Le motif seul fait le mérite des actions des hommes, et le désinterressement y met la perfection.

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 06:00

Kabyles de la Chapelle et des quais de Javel

hommes des pays lointains

cobayes des colonies

doux petits musiciens

soleils adolescents de la porte d'Italie

Boumiens de la porte de Saint-Ouen

Apatrides d'Aubervilliers

brûleurs desgrandes ordures de la ville de Paris

ébouillanteurs des bêtes trouvées mortes sur pied

au beau milieu des rues

Tunisiens de Grenelle

embauchés débauchés

manoeuvres désoeuvrés

Polacks du Marais du Temple des Rosiers

 

Cordonniers de Cordoue soutiers de Barcelonne

pêcheurs des Baléares ou bien du Finistère

rescapés de Franco

et déportés de France et de Navarre 

pour avoir défendu en souvenir de la vôtre

la liberté des autres 

 

Esclaves noirs de Fréjus

Tiraillés et parqués

au bord d'une petite mer

où peu vous vous baignez

Esclaves noirs de Fréjus 

qui évoquez chaque soir

dans les locaux disciplinaires

avec une vieille boîte à cigares

et quelques bouts de fil de fer

tous les échos de vos villages

tous les oiseaux de vos forêts

et ne venez dans la capitale

que pour fêter au pas cadencé

la prise de la Bastille le quatorze Juillet

 

Enfants du Sénégal

dépatriés expatriés et naturalisés

 

Enfants indochinois

jongleurs aux innocents couteaux

qui vendiez autrefois aux terrasses des cafés

de jolis dragons d'or faits de papier plié

 

Enfants trop tôt grandis et si vite en allés

qui dormez aujourd'hui de retour au pays

le visage dans la terre

et des bombes incendiaires labourant vos rizières

 

On vous a renvoyé

la monnaie de vos papiers dorés

on vous a retournés

vos petits couteaux dans le dos

 

Etranges étrangers 

Vous êtes de la ville

vous êtes de sa vie

même si mal en vivez 

même si vous en mourez.

  

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Published by Jacques Viallebesset - dans Mes poètes et poèmes préférés
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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 06:15

Rêver, c'est porter un diagnostic non sur ce que nous sommes, mais sur ce que nous pourrions être.

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 06:15

C'est faire confiance à la vie que se mesurer à l'impossible.

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 12:00

Brûler Je songe à ma cendre

quand m'appellent des forêts

Ô feux Mais à leur voix tendre

répond votre chant secret 

 

Je suis né pour cette fête

barbare ces rites purs 

ce mortel assaut de bêtes

contre le défi des murs

 

J'aime la gloire soudaine

des flammes j'aime le bref

sursaut de passion de haine

du feu saluant son chef

 

Brûler Mon sang me calcine

Pas un coin de chair ombreux

Et si pourtant mes racines  

trouvaient un sol généreux

 

un peu d'eau  de sable Le sable 

d'où je sors verrait des fruits 

Non De cette paix durable 

la fin seule me séduit

 

Je ne porte ni lumière

ni chaleur en mon corps mais

ce n'est qu'au centre des pierres

qu'on trouve un feu qui dormait

 

Verdoyez branches dociles

aux commandements des dieux

Je montre mon bois fosile

C'est lui qui flambe le mieux.

 

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  • : L'atelier des Poètes - par Jacques Viallebesset
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  • : VIVRE POETIQUEMENT, L'AMOUR VRAI, LA JOIE D'ETRE sont les trois facettes d'une seule et même chose qui se nomme: ETRE et ne pas seulement exister. Lorsqu'on vit poétiquement, forcément, ça laisse des traces....
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