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7 août 2017 1 07 /08 /août /2017 19:01
Le brame. Jacques Viallebesset

La biche est muette dans les harpes du vent 

Le cerf brame dans le silence du temps 

 

Plus de clairière verte en écartant les branches 

La fontaine est tarie où la main se penche 

 

Un gouffre béant s'ouvre dans la poitrine 

Les cendres du coeur ne seront plus farine 

 

Les larmes ruissellent tout au long du chemin

Où les pas de l'homme s'enfoncent dans le chagrin 

 

Il revoit sous ses paupières la biche blessée 

Vibrante dans ses mains qui la faisaient danser 

 

Les écureuils ont beau chercher leurs noisettes 

Le rouge-gorge est muet qui dort dans sa tête 

 

Tout ce qui revient au coeur l'emporte vers elle 

L'herbe qui tremble comme une ombre fidèle 

 

La rumeur des grands bois clame leur souffrance 

Eparpillant aux vents leurs mots d'espérance 

 

Ô temps évanoui de la cinquième saison 

L'homme va sur un fil au bord de l'horizon 

 

La solitude ravage les coeurs d'un grand feu 

Lui met genou en terre la cendre dans  les yeux . 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 15:09
Le temps de dire. Jacques Viallebesset

                                                                         

Le monde naît de la parole

Mais les mots sont en exil

A ramasser sur la terre fertile

A partager de main en main

Ardents à rallumer les braises

 

Seul le chant de la flûte fascine l’oiseau

Dont les trilles se font piéger sur la page

 

Je suis l’humble serviteur

De cette  parole à venir

En arpentant l’imaginaire

Je défriche vos silences

De ce coté-là de la rive

 

J’écris entre les lignes d’un horizon vide

Pour rendre saveur drue et sève à la vie

 

Entre déjà là et pas encore

C’est toujours le temps de dire

Avant la porte ultime du destin

Que l’ondée fertile des mots

Fasse reculer la mort lente

 

Si les poèmes se dissipent en fumée bleue

Qu’ils emportent ma mémoire en bagage .

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30 juillet 2017 7 30 /07 /juillet /2017 18:58
Le pays sans visage. Jacques Viallebesset

Comme un enfant perdu je cherche un pays

Aux senteurs  de terre ambre  et de foin  froissé

Où se laisser porter par les murmures de l’eau

 

Sous ses paupières se cachent des noisettes

Dans ses halliers  les clairières sont des corolles

Le genièvre s’embrase aux flancs de ses vallons

Ses  replis ont l’odeur suave des narcisses blancs

 

La source où boire sous la mousse s’est tarie

Le froment du  bonheur  a perdu ses épis

Le chagrin ruisselle des cœurs les plus ardents

Je m’enfonce  dans le labyrinthe du vent

 

Où sont les collines où reposer ma tête

Avant de poser pied sur la margelle de la nuit

La vie  est un pays d’où la joie s’est enfuie

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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 07:20
Un soleil noir . Jacques Viallebesset

Nous sommes enfants de l'instant éternel

Un jour je frapperai au portail de l'infini

Pour arriver hors du temps et de l'espace

Dans cette nuit absolue des trois Moires

 

Je verrai dans cette obscurité mon ombre

Comme un papillon face à un soleil noir

Ayant vécu l'ultime métamorphose

Dans ce réel au-delà de la réalité

 

Abreuvé du nectar des fleurs de tournesol

J'aurais renoncé à toutes nos espérances

Mais je vis cherchant ce qui n'existe pas encore

Je n'ai pas décidé de la date de ma mort .

 

JV

Extrait de Ce qui est épars.

Disponible sur www.lenouvelathanor.com, amazon.fr, fnac.com

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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 07:42
Un rêve éveillé. Jacques Viallebesset

Le désir de quelque chose d'invisible

A germiné introuvable et indicible

Pour être libre de choisir ce qui nous lie

Aux autres et au troupeau d'étoiles du ciel

 

Dans ce monde où la lumière ne pénètre pas

Où des taupes aveugles courent dans tous les sens

Tandis que les trois singes demeurent assis

Refusant d'entendre de voir et de dire

 

Ombres que nous sommes en quête du soleil

Qui vivons endormis dans un rêve éveillé

Nous sommes nés pour l'amour non la haine

Les portes du songe donne accès à la vie .

 

JV

Extrait de CE QUI EST EPARS

editions le nouvel athanor

disponible sue www.lenouvelathanor.com

Sur une image de Dominique Bertrand

 

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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 06:59

Contre elles de la brutalité

Le poignard du mâle est levé

Tuant en elles la petite fée

Elles sont sept cent et cinquante fois cent

Qui crient de peur silencieusement

Pour survivre dans leur vie clandestinement

Femmes aux larmes de peur séchées

Le mal bestial assassine l’humanité

J’entend, j’entend vos pleurs muets

Je vois la marche boiteuse de l’hirondelle

Qui rêve dans le ciel bleu d’une parcelle

Où, libre, elle serait enfin vraiment elle

L’intimité clouée au mur du malheur

A travers elles l’égalité de tous se meurt

Quand adviendra-t-il le temps de nos sœurs ?

 

Contre elles de la barbarie

Le couteau du sexe est brandi

Soumises à l’animale saillie

Elles sont soixante et quinze fois dix

Fauchées vierges comme les blancs lys

Sans savoir que la vie peut être délice

Femmes aux tristes yeux plombés

Poudre d’étoiles sous la terre couchées

J’ai honte de notre commune humanité

Je vois l’envol brisé des tourterelles

A qui de l’espoir on a cassé les ailes

Dans une indifférence maquerelle

Violées dans la menace et la terreur

A travers elles la liberté de tous se meurt

Quand adviendra-t-il le temps d’un égal bonheur ?

 

Contre une seule de la tyrannie

Le sexe sauvage a jailli

Clouant au sol l'élan de ma mie

En elle sont toutes les femmes

Qui subissent le même drame

Sans que quiconque ne s’alarme

L’homme est un loup pour l’homme

Et plus encore pour éve à la pomme

Ouvrons de nos mains les fraternelles paumes

Femme qui malgré le mal espère

Tu n’es pas condamnée à cette misère

Le temps viendra qui te libère

J’en connais mille et cent qui t’aiment

Comme moi qui jour après jour sèment

Les graines d’une fraternité qui germe

 

Il vient  le temps de la liberté

De l’égalité  de la fraternité

Malgré tout je vous le dis quand même

Il vient le temps de partager  « je t’aime ».

 

Copyright Jacques Viallebesset. Tous droits réservés.. Offert à plusieurs associations de femmes qui le diffusent...

 

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31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 06:00

Quand on confond le Nord et le Sud

Le blanc et le noir l'est et l'ouest

Le haut et le bas le jour et la nuit

Le soleil et la pluie l'hiver l'été

 

Quand on confond masque et visage

L'envers du décor et la scène

Les ténèbres avec la lumière

Les mensonges avec la vérité 

 

Comment retrouver son chemin 

Dans le labyrinthe inextricable de soi 

Comment se trouver d'aplomb et d'équerre 

Etre debout entre ciel et terre 

 

La chouette me guide au reflet de la lune. 

 

 

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  • : L'atelier des Poètes - par Jacques Viallebesset
  • L'atelier des Poètes - par Jacques Viallebesset
  • : VIVRE POETIQUEMENT, L'AMOUR VRAI, LA JOIE D'ETRE sont les trois facettes d'une seule et même chose qui se nomme: ETRE et ne pas seulement exister. Lorsqu'on vit poétiquement, forcément, ça laisse des traces....
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