Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 08:34
Pour saluer Giono 9. Jacques Viallebesset

Je ne peux penser l'homme sans l'univers

Qui le suscite ni l'univers sans l'homme

Partout règnent le malheur et la misère

Sous l'arrogance de ces temps dévorants

La science est écrite sur des feuilles d'herbes

Sur les pages des labours et des prairies

L'harmonie du monde est évidente

Comme la couleur du ciel et le soleil

Combien de temps perdu à retrouver

La joie saine naturelle simple paisible

Souffles de poussière mensongère de suie

Pour voir dessous la clarté de l'eau pure

Sans duperie et à portée de main

On a tué la confiance dans les coeur

Corrompu les mots perverti les gestes

Inversé le sens même des sentiments

Civilisation de l'artifice trompeur

Où ceux qui n'ont d'humain que le nom

Sans foi ni loi exploitent et asservissent

Cassiopée irradie de mille diamants

Où cueillir une gerbe bleue d'étoiles

Ici se trouve la vraie grandeur de l'homme

Auquel je crois malgré tout le mal fait

Qui porte avec amour le poids du ciel .

 

Extrait de Sous l'étoile de Giono

Editions Alain Gorius/ Al Manar

disponible sur www.editmanar.com

Illustration : tapisserie de Jean Lurçat

Repost 0
Published by Jacques Viallebesset - dans pour saluer giono
commenter cet article
25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 08:49
Pour saluer Giono  Jacques Viallebesset

On voit le désert extraordinairement blanc

L'hiver jusqu'aux lisières noires des bois

Le village s'ennuie sous son poids de neige

Certains rêvent à des hiéroglyphes de sang

 

Un roi sans divertissement est un homme

Plein de misère comme les autres et vous

Ordinaire cruel monstrueusement commun

Surtout s'il tue seulement pour se distraire

 

Le capitaine l'avait reconnu comme lui-même

Et le libéra d'un coup de pistolet dans le ventre

Lui aussi traquant les loups désirait se distraire

Il savait pourtant que seul l'homme est un loup

 

Il essaya quand même de construire une vie

Comme tout le monde allant jusqu'à se marier

Mais l'ennui l'engourdit d'une douceur molle

Car il est la grande malédiction de l'univers

 

Un jour il trancha le cou d'une oie blanche

Et jouit du sang vermeil en étoile sur la neige

Hypnotisé il prit peur de sa propre cruauté

Sa tête éclaboussa en gerbes d'or dans le ciel

Un bâton de dynamite à la place d'un cigare.

 

JV

Extrait de Sous l'étoile de Giono

disponible sur www.editmanar.com

 

Pour saluer Giono  Jacques Viallebesset
Repost 0
Published by Jacques Viallebesset - dans pour saluer giono
commenter cet article
16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 11:04

                                                                 à ceux de 14-18

J'ai vingt-deux ans et je ne veux pas mourir

Dans la bouee mêlée du sang des bêtes et des hommes

Leurs yeux vitreux luisent comme ceux des moutons

Dans le grand troupeau de cette folle boucherie

 

Sous le brasillement d'étoiles qui remplit le ciel

Ils sont des milliers qui roulent comme un ruisseau

Derrière le bélier dans la verte fraîcheur moussue

Chant éternel et vivant de la terre au cosmos

 

Le temps est figé dans l'attente et l'angoisse

Le monde est rétréci à cinq mètres de soi

Au-delà le pays mystérieux d'où vient la mort

L'aube se lève toujours sur des ruines horrifiées

 

Au pays on allait au verger faire la sieste dans le foin

Je le revois toute chaude avec ses mains de caresses

Qui passait ses doigts dans l'épaisseur de mes cheveux

Et j'ai cette grande faim dont elle est le pain

 

Je veille dans la plaie d'un éclatement de mines

Avec des cadavres entassés comme parapet

Une mitrailleuse rythme ma sourde inquiétude

J'entends l'agonie lente d'un blessé entre les lignes

 

Mon amour il faut que je te dise ce que j'ai fait

J'ai levé haut ma main à dix mètres et il a tiré

Comme le renard se ronge pour briser le piège

Il me reste une main douce pour te caresser 

 

Le berger prit l'enfant dans ses bras en corbeille 

Et lui dit: tu aimeras les étoiles de la nuit

Il te sera donné de porter le sac des autres

Et d'être au bord des routes comme une fontaine .

 

Extrait de "Sous l'étoile de Giono" . Editions Al Manar/Alain Gorius 2014.

Disponible en librairie, amaon.fr, fnac.com et www.editmanar.com  

 

 

 

Repost 0
Published by Jacques Viallebesset - dans pour saluer giono
commenter cet article
11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 07:53

                                            Pour saluer Giono

Je suis avec toi âme sincère et coeur pur 

Egaré dans le dédale de ta forêt obscure 

Cherchant en aveugle la clairière de l'être 

Je suis le compagnon qui a travaillé comme toi 

A qui tu peux dire tes espoirs et désirs secrets 

Je t'apporte les forêts les mers les montagnes

Je suis avec toi quelles que soient tes erreurs 

Dans tes yeux sont gravés tes rêves ta nostalgie

Toute l'innocence perdue depuis l'enfance

Cette absence de pureté que tu ne vois plus 

C'est ainsi que la mort arrive avant l'heure 

Je suis ton compagnon en perpétuelle révolte

Et si la société a tué en toi cette faculté 

Je t'affirme que les prés fleuris t'appartiennent

Je suis avec toi partout où tu es esseulé 

Je t'attends aux estuaires de ta résignation 

Tu imagines les routes du vent les joies du monde

Au nom de l'espoir je t'offre amour et amitié

Pour soumettre ton désir au rythme du cosmos 

Je suis avec le berger qui t'attend près de ta source.

 

" Sous l'étoile de Giono" Editions Alain Gorius/Al Manar .Octobre 2014

disponible sur amazon.fr et sur site de l'éditeur www.editmanar.com

Ete

                                              

Repost 0
Published by Jacques Viallebesset - dans pour saluer giono
commenter cet article
14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 09:27
Dans la marge 7. Jacques Viallebesset

J'aurais voulu être celui-là qui vient

Porteur d'une joie d'être à partager

Avec tous les humains qui saignent

De leurs rêves lourds d'espoirs blessés

Je porte en moi les sucs de la terre

La danse de flamme du sang au coeur

Ma poitrine se gonfle du vent des astres

J"halète de la sève de tout ce qui vibre

Frémit palpite et vit au rythme des saisons

 

Je voudrais être celui qui vient

Un arc en ciel doux dans les tempêtes

Un magma de joie monte de mon ventre

Je t'ai retrouvée et te tresse dans mes bras

Tes yeux font chanter toutes les sources

La joie est là bruissant dans ton feuillage

Bourgeon tendre gorgé de résine vivante

Tu es en moi comme le noyau dans son fruit

Ma joie ne demeurera que si elle est tienne.

 

Extrait de Sous l'étoile de Giono.

Editions Alain Gorius-Al Manar

disponible sur www.editmanar.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by Jacques Viallebesset - dans pour saluer giono
commenter cet article
27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 09:23
Dans la marge 9. Jacques Viallebesset

D'un bord à l'autre de l'océan la lune traine

Sur les fonds marins ses hautes marées bleues

Les atomes de mon corps vibrent de joie stellaire

Des constellations vivent et meurent en moi

L'être que composent les astres me contient

Le sang de l'univers bruissant irrigue mon coeur

Ma source pourpre se reflète dans une étoile

Qui colore dans mes cellules le passage de la vie

Des éclats de soleils morts me traversent

Je suis une particule unique de la voie lactée

Qui ruisselle jusqu'aux racines de mes sens

Passé présent futur se tressent dans mes veines

Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas

L'étoile qui s'éteint en moi brillera au ciel

Comme un point de lumière sur le fil du temps

Graine de vie promise aux métamorphoses .

 

Extrait de " Sous l'étoile de Giono"

paru chez Alain Gorius/Al Manar

disponible sur www.editmanar.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by Jacques Viallebesset - dans pour saluer giono
commenter cet article
18 août 2015 2 18 /08 /août /2015 09:33

Ma parole est un clair torrent intarissable

Tant il y a à dire sur les passions monstrueuses

Des loups qui dévorent la chair de la raison

En humant les fleurs vénéneuses du mal

Toutes les routes qui partent du coeur y ramènent

C'est pourquoi je suis un voyageur immobile

Qui détient la clé magique des chemins de joie

Vigie à la fenêtre au coeur de vos tempêtes

Qui guette le lever du bonheur au premier jour

Dans les contrées paisibles de l'épaisseur du temps

J'attends ainsi qu'au port les bateaux de pêche

Avec le bleu du ciel à la marée des yeux

" Je donne ce que j'aime à ceux que j'aime"

Moi qui ne suis qu'un berger des mots je dis

Devenez seul le propre berger de votre vie

Accompagné d'un tambour ou d'une flûte.

 

" Sous l'étoile de Giono" 2014. Editions Alain Gorius/ Al Manar . Octobre 2014 Tous droits réservés.

Disponible en librairies et sur le site de l'éditeur www.editmanar.com

 

 

 

 

 

Un voyageur immobile. Jacques Viallebesset
Repost 0
Published by Jacques Viallebesset - dans pour saluer giono
commenter cet article
5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 11:26
Dans la marge 1 .Jacques Viallebesset

De solstice d'été en solstice d'hiver

La nature est régénérée par le feu

Sous la cendre nait un soleil invaincu

Les forces obscures de la terre sont en nous

Comme l'est aussi le murmure des fontaines

L'esprit du vent souffle à jamais sa flamme

De la gangue de boue nait le mystère

L'hysope et la lavande dorment en terre

Les mains fragiles des hommes s'unissent

Dans la communion païenne du sang noir

Combien de siècles et de lunes se noieront

D'où jaillera un incendie de lumière

Les pierres diront au ciel qui nous étions

Graines au vent entre néant et éternité.

 

Extrait de Sous l'étoile de Giono

Editions Alain Gorius/al manar

www.editmanar.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by Jacques Viallebesset - dans pour saluer giono
commenter cet article
5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 09:48

 

 

S'il devait venir ce serait une nuit extraordinaire

Les touffes d'étoiles brillaient avec des racines d'or

Quand il me montra du doigt la constellation d'Orion

Je reconnus le professeur d'espérance que j'attendais 

 

La jeunesse c'est la passion de l'inutile nous dit-il 

Et il ensemença de pervenches les champs et les coeurs

Si nous savions vivre conscients nous ne serions malades

De ce trop de sang amer au lieu de sang de miel doux 

 

Il ramena un cerf qui courait libre parmi nous 

Et des biches aux cils pleurant de manque d'amour 

Dans la tendresse des herbes et l'humus des forêts

Parce qu'il voulait que la joie demeure pour tous 

 

Il fit sourdre aux corps des tambours de danse 

Comme la cadence forte du sang dans les artères

Et l'on sentit la joie aussi inépuisable que l'air 

Réveillant en nous le trop grand appêtit de vivre 

 

Une bergère seule savait sans vraiment savoir 

Elle portait en elle la joie des gestes naturels 

Ne parlait pas la langue menteuse des hommes 

Mais en initiée celle des agneaux et des oiseaux 

 

Chacun ne peut atteindre que la joie qu'il comprend  

Les passions humaines ont encore les batailles au coeur

Et la violence engendre  toujours la mort et le malheur

Alors qu'il faudrait que la joie fût tranquille et paisible 

 

Alors lucidement désespéré il avança dans l'orage

La foudre lui planta un arbre d'or dans les épaules

Et il éclata dans la nuit comme une étoile perdue 

Je l'attendrai pour revivre espérant son retour.

Extrait de  " Sous l'étoile de Giono" Chez Al Manar/Alain Gorius .  Octobre 2014  

Disponible dans toutes les bonnes librairies et sur le site www.editmanar.com

Pour saluer Giono 7 . Jacques Viallebesset
Repost 0
Published by Jacques Viallebesset - dans pour saluer giono
commenter cet article
1 août 2015 6 01 /08 /août /2015 08:01
Avant-Dire " Sous l'étoile de Giono".J.Viallebesset

Quel territoire où se réfugier quand nous sommes en lutte avec la solitude et que notre joie a été arrachée de nous?

                                          Jean Giono

 

Adolescent, j'ai été fasciné par des reproductions de la série de tapisseries de Jean Lurçat, Le chant du monde, dénichées je ne sais où. C'était toute une cosmogonie fantastique, une véritable symphonie de l'univers où la terre, le feu l'air et l'eau dialoguaient avec les étoiles dans un chant de couleurs, où la vie tout entière vibrait de mille taches d'or et le titre, à lui seul, me transportait. Lorsque je découvris, à la vitrine d'un libraire, un livre portant ce titre, je l'achetai aussitôt. J'ouvris les premières pages et je sus, tout de suite, que " le pays où l'on n'arrive jamais" existait. Il était là, dans ces pages à la langue drue, à l'écriture trempée dans la sève des arbres, dans les gouttes de rosée d'un brin d'herbe, peuplé de personnages forts, purs, pétris d'idéal. Je m'identifiai très vite à ces hommes vagabonds, saltimbanques et artistes qui arpentaient ce pays devenu mien. Jean Giono a été pour moi ce que Bobi est pour les personnages de Que ma joie demeure, un professeur d'espérance. Ses mots n'ont pas seulement structuré mon imaginaire, ils ont effectué en moi oeuvre alchimique en me transmutant. Ses romans, dans cette période de vie où l'humain est encore malléable comme la glaise, ont été mes "évangiles" et m'ont permis de convertir mon regard sur le monde, la vie, le cosmos et leur sens. Tout au long de ma vie, j'ai porté au fond de moi ce pays et ces hommes, comme un territoire où se réfugier en dernier recours.

Pénétrer dans ces contrées du romanesque, c'est être entrainé plus loin, plus profond, au plus vrai de la réalité et de soi-même. Restait alors à transcrire ces voyages intérieurs Pour saluer Giono et écrire à la lisière de ce palimpseste, Dans les marges de ces territoires du coeur où trouver une certaine joie d'être.

JV

"Sous l'étoile de Giono" . Editions Al Manar/ Alain Gorius. 2014 . Disponible sur le site de l'éditeur www.editmanar.com , amazon.fr, fnac.com et dans les bonnes librairies , librairie Gibert et autres ...

Des extraits en sont lisibles sur le web.magazine www.recoursaupoeme.com

Repost 0
Published by Jacques Viallebesset - dans pour saluer giono
commenter cet article

Présentation

  • : L'atelier des Poètes - par Jacques Viallebesset
  • L'atelier des Poètes - par Jacques Viallebesset
  • : VIVRE POETIQUEMENT, L'AMOUR VRAI, LA JOIE D'ETRE sont les trois facettes d'une seule et même chose qui se nomme: ETRE et ne pas seulement exister. Lorsqu'on vit poétiquement, forcément, ça laisse des traces....
  • Contact

L'atelier des Poètes

logo-atelier-poetes-color-web-4

Recherche

Le Recueil Édité :