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26 juillet 2017 3 26 /07 /juillet /2017 08:46
L'élan d'amour. Jacques Viallebesset

Je t'attendrai la ferveur de vivre au ventre 

Ta voix claire flûtera au-dessus des  sapins

Les ruisseaux tailleront des sillons d'argent

Quelque part loin derrière les collines mauves 

La nuit sera fraîche comme une source pure 

 

Nous irons à l'aventure sous la lune 

Le champ des étoiles au-dessus de nos têtes 

Pleines de saisons au soleil écartelé

L'amour fera lumière dans nos yeux épris 

Dans la compagnie des hêtres et des bruyères 

 

L'eau chantonnera avec toi dans  les fougères 

Nous aurons une faim à manger les étoiles 

Et la force de semer au creux de nos reins 

Nous sentirons en nous sourdre le mystère 

Qui relie nos vies au rythme de l'univers 

 

Dans notre vert royaume battu de vent

Nous saurons enfin ce qui nous réunit

Nous serons sur le palier de l'éternité 

Tu viendras le front auréolé de rosée 

Le soleil boira encore l'eau de l'aurore .

 

Extrait de Dans le vert des montagnes-Sur les pas de Gaspard

A paraître 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 14:26
D'aurores et de verveine. Jacques Viallebesset

Mon amour pour elle est plus grand que moi 

Nous deux aurions mené ensemble notre vie 

Tout le long des journées aimer sans mot dire 

 

Ses yeux de noisette emplis de larmes 

S'ensoleillaient aveugles dans l'ombre 

Guettant les rêves qui ne doivent pas mourir 

Dans les galaxies intérieures de nos corps 

 

Avec mes deux bras dressés dans le ciel 

Je ne suis qu'un homme d'avoine folle 

J'aurais construit une vie de bonheur 

D'oiseaux, d'aurores et de verveine 

 

L'âme de l'autre est une forêt obscure 

Être seul ballotté par le malheur 

J'ai laissé mon espoir derrière moi. 

JV

Extrait de " Dans le vert des montagnes-Sur les pas de Gaspard"

A paraître 

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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 08:27
Entendez-vous.Jacques Viallebesset

Dans l'odeur de résine des montagnes 

Entendez-vous comme moi j'entends 

L'appel de liberté feuillue de la forêt 

L'eau dévale de la roche avec vigueur 

Dans le feuilles d'herbe et dans le vent 

 

Je suis le compagnon de tout ce qui chante 

La folle danse des étoiles et de la lune 

Le grand frère des fées des elfes qui hantent 

La clairière de notre commune solitude 

 

Dans l'horizon troué de nuées bleues 

Ressentez-vous comme moi je ressens 

Des torrents de sève roulent dans mes veines 

Les bourgeons me font un printemps au coeur 

Dans la blondeur des blés et des seigles 

 

On n'a d'autre joie que sa propre liberté 

Faisons feu de grand bois ici et maintenant 

La joie d'être s'allume dans les hautes futaies 

Pour vivre la vie comme un éternel présent. 

 

Poème inédit. Tous droits réservés 

A paraître in " Dans le vert des montagnes-Sur les pas de Gaspard

 

 

 

 

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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 08:14
La nuit tragique. Jacques Viallebesset

Les bois noirs avaient pris mauvaise renommée

Autour de la grosse demeure de granit gris

Le vent sifflait dru dans les branches des sapins

Colportant de sombres histoires de bandits

 

Trois jours à rester seule dans cette forteresse

Sous une neige d'angoisse qui serrait le coeur

Entre chien et loup montait en elle une frayeur

Que ne dissipaient pas les flammes de l'âtre

 

Anne-Maie avait peur sous la courte-pointe

Rouge du lit-placard qu'animaient des lueurs

Point de loup-garou ni de farfadets des rêves

Mais un homme sortant en rampant de sous le lit

 

Sondant les cloisons mettant à bas les tiroirs

Fouillant le secrétaire remuant des papiers

Puis ouvrant une fenêtre sifflant dans la nuit

Il sortit attendre à l'extérieur les malandrins

 

Fermé dehors derrière la lourde porte de chêne

L'homme suplliait pour reprendre son couteau

Avançant sa main blanche baguée sous le vantail

Anne-Marie lui trancha d'un coup le petit doigt

 

Je jure de te faire crier pitié quelque jour

Hurla-t-il s'enfonçant dans le sang de la nuit

C'est ainsi que commença la triste histoire

Des brigands enfuis dans la forêt des malheurs.

 

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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 08:13
Image d'André Siramy

Image d'André Siramy

Rappelez-vous le franc Gaspard des montagnes

Qui surgissait en bondissant

Et comme un diable dans les cabarets

A l'orée des bois noirs

 

Dans ce pays marqué par le bruit de la cognée

Au bord de cette forêt qui bleuit sous le vent

La couche de fougères du bûcheron

C'est ici que je vous donne rendez-vous

Dans ce grand matin d'herbes et d'oiseaux

Hiver sifflant de burle glacée hiver de neige

Qui poudroie dans le large de l'aube

Voilà encore que l'on s'émerveille

De ses vaillances farces et aventures

Et le renard dans son terrier se souvient

Du château des sept portes

Perdu là-bas dans la lande sous les pins

Le coeur d'une jeune fille bat étrangement

C'est sans doute comme celà dans les contes

Une sarabande folle de farfadets

 

Mes amis restez-là à partager sur la table de sapin

l'âpre vin de force et d'endurance

L'amour l'amitié font une lueur de soleil jaune

Dans vos yeux comme les fleurs des genêts

J'entonne à haute voix compagnons de mes songes

Un chant qui se lève des hommes de sève.

 

Poème inédit à paraître in " Sur la route de Gaspard des montagnes"  

 

 

 

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4 juillet 2015 6 04 /07 /juillet /2015 08:03
Sur la route de Gaspard . Henri Pourrat

Il fait du vent. Et dans ce vent, je veux partir, aller encore

Là-bas, où je retrouverai le grand matin d'herbe et d'oiseaux.

Là-bas, où, luisant et tonnant, l'eau s'écroule au flanc de la roche,

Où l'espace vous vient dessus, d'un coup , dans le large de l'aube,

Où la liberté, l'amitié font lueur dans les yeux des hommes,

Là-bas, où boire sous les pins le vin d'endurance et de force,

Au pays, en Auvergne!

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 08:13
Hommage à Henri Pourrat. Jacques Viallebesset

Paroles de fougère

 

Rien ne se crée, tout se transforme...Ainsi ces chiffons de coton que l'industrieuse main de l'homme, grâce aux torrentueuses eaux domestiquées des montagnes, a su transformer en ces pages de neige veloutées sur lesquelles Henri Pourrat a laissé les traces de son histoire aux cent histoires. C'était un collecteur de contes, un collectionneur de légendes dont il a rassemblé le trésor, amassé dans sa besace. Il allait par les chemins et,  aux portes des maisons de hameaux reculés, demandait qu'on lui raconte...

Et les vieilles et les vieux racontaient, avec leurs pauvres mots, des mots de tous les jours, dans cette langue de saveur de sève qui dit  un antique gai savoir. De ces contes de vie, empreints de tristesse et de joie, porteurs d'une sagesse éternelle, son talent a su en faire, grâce à son personnage Gaspard, un roman épique d'une dimension égale à celui de Miguel de Cervantès ou de Charles de Coster.   

Gaspard des montagnes est ainsi devenu un héros mythique à l'égal de Don Quichotte et de Till Ulenspiegel; les contes, les légendes, les mythes font mémoire de ce qui a été, est et sera, et transmettent , dans un hors-temps et un hors-espace, un message à déchiffrer, en offrant , dans le présent, un passé à venir, qui parle à l'être .

A mon tour, m'inscrivant dans cette longue chaîne d'union qui nous vient du passé et tend vers l'avenir, j'ai puisé dans cette malle aux trésors pour transmettre , en transmutant ces histoires dans l'alambic des songes, distillant sensations, images et émotions; j'ai tenté de leur redonner fraîcheur et vivacité, car être fidèle à la tradition, c'est s'efforcer de retrouver la force et la vigueur de la source plutôt que la dolence de son estuaire, c'est redonner souffle à la flamme plutôt que de conserver les cendres.

JV

à paraître in

DANS l4ODEUR DES MONTAGNES

Sur les pas de Gaspard 

 

 

 

 

 

 

 

 

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31 mars 2015 2 31 /03 /mars /2015 08:10
Pieds nus dans l'aube. Jacques Viallebesset

Au-delà de cette barrière s'ouvre

Le haut-pays de nulle part et d'ailleurs

Les forêts alternent avec les prairies

Collines et vallées ruisseaux et bois 

 

Partir partir vers ces lieux sauvages

Où se perdre pour mieux retrouver

Son aimée et ses yeux de lumière

A l'éclat de l'enfance retrouvée

 

Ce serait là dans la bruyère mauve

Une maison au bout du monde

Où la nuit faire le pain comme l'amour

Se réveiller pieds nus dans l'aube .

 

à paraître in Sur la route de Gaspard des montagnes

Tous droits réservés.

 

 

 

 

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31 mars 2015 2 31 /03 /mars /2015 07:58
Pieds nus dans l'aube. Jacques Viallebesset

Au-delà de cette barrière s'ouvre

Le haut-pays de nulle part et d'ailleurs

Les forêts alternent avec les prairies

Collines et vallées ruisseaux et bois

 

Partir partir dans ces lieux sauvages

Où se perdre pour mieux retrouver

Son aimée et ses yeux de lumière

A l'éclat de l'enfance retrouvée

 

Ce serait là dans la bruyère mauve

Une maison au bout du monde

Où la nuit faire le pain comme l'amour

Et se réveiller pieds nus dans l'aube.

 

à paraître in Sur la route de Gaspard des montegnes

Tous droitts réservés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 09:00
Hommage à Henri Pourrat . Jacques Viallebesset

Avant-dire

 

                                                                                                   

                                                       En hommage à Henri Pourrat

 

Rien ne se crée, tout se transforme… Ainsi ces chiffons de coton, que l’industrieuse main de l’homme a su, grâce aux torrentueuses eaux domestiquées des montagnes, transformer en ces pages de neige blanche sur lesquelles Henri Pourrat a laissé les traces de son histoire aux cent histoires. C’était un collecteur de légendes et un collectionneur de contes dont il a rassemblé le trésor, amassé dans sa besace.  Il allait par les chemins et aux portes des maisons de hameaux reculés, demandant qu’on lui raconte…

 

Et les vieilles et les vieux racontaient,  avec leurs pauvres mots, des mots de tous les jours,  dans cette langue de saveur de sève qui dit un antique gai savoir. De ces contes de vie, faits de tristesse et de joie, porteurs  d’une sagesse éternelle, son talent a su faire,  grâce à son personnage Gaspard , un roman épique d’une dimension égale à l’œuvre de Miguel de Cervantès ou de Charles de Coster .

 

Gaspard des montagnes est ainsi devenu un héros mythique à l’égal de Don Quichotte ou de Till l’espiègle ; les contes, les légendes, les mythes font mémoire de ce qui a été, est et sera et transmettent, dans un hors-temps et un hors espace,  un message à déchiffrer, en offrant,  dans le présent, un passé à venir …

 

A mon tour, m’inscrivant dans cette longue chaîne d’union qui nous vient du passé et tend vers l’avenir, j’ai puisé dans cette malle aux trésors pour transmettre, transmutant ces histoires dans l'alambic des songes en tentant de leur rendre fraîcheur et vivacité,  car être fidèle à la tradition, c’est être fidèle à la source plutôt qu’à l’estuaire,  à la flamme plutôt qu’à la cendre.

 

Tous ceux qui m’ont précédé,  tous ceux qui me succéderont parlent, à ma place, à travers ces mots que je donne en partage à ceux qui les liront car ils y parlent aussi ; en tout cas, je l’espère et j’entends, moi, leur écho.

 

Mon sang bouillonnant charrie l’eau, la terre, le feu, l’air de ces montagnes vertes , bleues, mauves et noires , mais , à défaut d’écrire avec mon sang, c’est avec la sève des arbres que j’ai tenté de dire l’amour, l’amitié, la vie, la mort, la beauté et le tragique du monde, la générosité des élans du cœur , ces sensations et sentiments nés de l’humus du passé qui montent comme la sève vers l’espérance d’un  premier matin .

 

Jacques Viallebesset

 

Texte inédit à paraître in " Sur la route de Gaspard desmontagnes" . Tous droits réservés

 

 

 

 

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  • : L'atelier des Poètes - par Jacques Viallebesset
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  • : VIVRE POETIQUEMENT, L'AMOUR VRAI, LA JOIE D'ETRE sont les trois facettes d'une seule et même chose qui se nomme: ETRE et ne pas seulement exister. Lorsqu'on vit poétiquement, forcément, ça laisse des traces....
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