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5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 09:48

 

 

S'il devait venir ce serait une nuit extraordinaire

Les touffes d'étoiles brillaient avec des racines d'or

Quand il me montra du doigt la constellation d'Orion

Je reconnus le professeur d'espérance que j'attendais 

 

La jeunesse c'est la passion de l'inutile nous dit-il 

Et il ensemença de pervenches les champs et les coeurs

Si nous savions vivre conscients nous ne serions malades

De ce trop de sang amer au lieu de sang de miel doux 

 

Il ramena un cerf qui courait libre parmi nous 

Et des biches aux cils pleurant de manque d'amour 

Dans la tendresse des herbes et l'humus des forêts

Parce qu'il voulait que la joie demeure pour tous 

 

Il fit sourdre aux corps des tambours de danse 

Comme la cadence forte du sang dans les artères

Et l'on sentit la joie aussi inépuisable que l'air 

Réveillant en nous le trop grand appêtit de vivre 

 

Une bergère seule savait sans vraiment savoir 

Elle portait en elle la joie des gestes naturels 

Ne parlait pas la langue menteuse des hommes 

Mais en initiée celle des agneaux et des oiseaux 

 

Chacun ne peut atteindre que la joie qu'il comprend  

Les passions humaines ont encore les batailles au coeur

Et la violence engendre  toujours la mort et le malheur

Alors qu'il faudrait que la joie fût tranquille et paisible 

 

Alors lucidement désespéré il avança dans l'orage

La foudre lui planta un arbre d'or dans les épaules

Et il éclata dans la nuit comme une étoile perdue 

Je l'attendrai pour revivre espérant son retour.

Extrait de  " Sous l'étoile de Giono" Chez Al Manar/Alain Gorius .  Octobre 2014  

Disponible dans toutes les bonnes librairies et sur le site www.editmanar.com

Pour saluer Giono 7 . Jacques Viallebesset
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1 août 2015 6 01 /08 /août /2015 08:01
Avant-Dire " Sous l'étoile de Giono".J.Viallebesset

Quel territoire où se réfugier quand nous sommes en lutte avec la solitude et que notre joie a été arrachée de nous?

                                          Jean Giono

 

Adolescent, j'ai été fasciné par des reproductions de la série de tapisseries de Jean Lurçat, Le chant du monde, dénichées je ne sais où. C'était toute une cosmogonie fantastique, une véritable symphonie de l'univers où la terre, le feu l'air et l'eau dialoguaient avec les étoiles dans un chant de couleurs, où la vie tout entière vibrait de mille taches d'or et le titre, à lui seul, me transportait. Lorsque je découvris, à la vitrine d'un libraire, un livre portant ce titre, je l'achetai aussitôt. J'ouvris les premières pages et je sus, tout de suite, que " le pays où l'on n'arrive jamais" existait. Il était là, dans ces pages à la langue drue, à l'écriture trempée dans la sève des arbres, dans les gouttes de rosée d'un brin d'herbe, peuplé de personnages forts, purs, pétris d'idéal. Je m'identifiai très vite à ces hommes vagabonds, saltimbanques et artistes qui arpentaient ce pays devenu mien. Jean Giono a été pour moi ce que Bobi est pour les personnages de Que ma joie demeure, un professeur d'espérance. Ses mots n'ont pas seulement structuré mon imaginaire, ils ont effectué en moi oeuvre alchimique en me transmutant. Ses romans, dans cette période de vie où l'humain est encore malléable comme la glaise, ont été mes "évangiles" et m'ont permis de convertir mon regard sur le monde, la vie, le cosmos et leur sens. Tout au long de ma vie, j'ai porté au fond de moi ce pays et ces hommes, comme un territoire où se réfugier en dernier recours.

Pénétrer dans ces contrées du romanesque, c'est être entrainé plus loin, plus profond, au plus vrai de la réalité et de soi-même. Restait alors à transcrire ces voyages intérieurs Pour saluer Giono et écrire à la lisière de ce palimpseste, Dans les marges de ces territoires du coeur où trouver une certaine joie d'être.

JV

"Sous l'étoile de Giono" . Editions Al Manar/ Alain Gorius. 2014 . Disponible sur le site de l'éditeur www.editmanar.com , amazon.fr, fnac.com et dans les bonnes librairies , librairie Gibert et autres ...

Des extraits en sont lisibles sur le web.magazine www.recoursaupoeme.com

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14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 07:48
Sous l'étoile de Giono. Jacques Viallebesset

Voyelles et consonnes qui vibrent

D'entre lesquelles se lève le chant

Du coeur de l'homme et du monde

Plus doux que les caresses mêmes

Celui qui affole de loin les biches

Cette voix tendre de fraiche aurore

A laquelle répondent les oiseaux

 

Jean Giono a été pour moi ce que Bobi est pour les personnages de Que ma joie demeure, un professeur d'espérance. Tout au long de ma vie, j'ai porté en moi ce pays et ces hommes, comme un territoire où se réfugier en dernier recours.

Pénétrer dans ces contrées du romanesque, c'est être entrainé plus loin , plus profond, au plus vrai de la réalité et de soi-même. Restait alors à transcrire ces voyages intérieurs Pour saluer Giono et Dans les marges de ce palimpseste, à la lisière de ces territoires du coeur où trouver une certaine joie d'être .

JV

SOUS L'ETOILE DE GIONO. 30 poèmes inspirés de son oeuvre. 14 illustrations par Diane de Bournazel. Edition Alain Gorius/Al Manar . Parution Octobre 2014 . Prix 15 E

14 exemplaires tirés à part sur Vergé signés par l'auteur et par l'artiste et rehaussés d'un dessin original de Diane de Bournazel.

Si vous souhaitez recevoir un exemplaire, dédicacé , me contacter à jacques.viallebesset@orange.fr

Que la poésie vous garde...

 

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