Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
8 juillet 2015 3 08 /07 /juillet /2015 07:29

Et vous conquistadors navigateurs anciens

Hollandais téméraires et corsaires malouins

Cherchant des Amériques vous ne cherchâtes rien

Que l'aventure de la Toison d'or

Et vous les philosophes vous sages d'Orient

Alchimistes pointus et sorciers d'à présent

En cherchant la sagesse vous n'avez rien cherché

Que les secrets de la Toison d'or

Et vous les empereurs roitelets ou serins

Vous les vrais Charlemagne vous les faux Charles Quint

En cherchant la puissance vous ne cherchâtes rien

Que les reflets de la Toison d'or

Et vous preux chevaliers assoifés de grandeur

Vous chasseurs de Saint-Graal d'oriflammes d'horreur

Cherchant la victoire vous ne cherchâtes rien

Que lepanache de la Toison d'or

Et vous  tous les poètes  les rêveurs mal debout

Discoureurs de l'amour pour des cieux andalous

En écoutant vos muses n'avez rien chanté d'autre

Que le vieux rêve de la Toison d'or

Et vous gens d'aujourd'hui de demain

Vous balayeurs d'idôles de dieux de malins

Cherchant la vérité vous ne recherchez rien

Que la clarté de la Toison d'or .

Repost 0
Published by Jacques Viallebesset - dans Mes poètes et poèmes préférés
commenter cet article
2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 08:00
Fraternité.Walt Whitman

Mon esprit au tien s'unit, cher frère,

Ne t'inquiète pas de ce que beaucoup qui font résonner ton nom ne te comprennent pas,

Je ne fais pas résonner ton nom, mais je te comprends,

Je te désigne avec joie,ô mon camarade, pour te saluer et saluer ceux qui sont avec toi,

Avant et depuis, et aussi ceux qui viendront,

Afin que tous nous travaillions ensemble, transmettant la même charge et le même héritage,

Nous, petit nombre des égaux, indifférents aux pays, indifférents aux temps,

Nous, qui embrassons tous continents, toutes castes, admettons toutes théologies,

Nous, compatissants, discerneurs, commune mesure des hommes,

Nous allons en silence parmi disputes et affirmations, mais

Ne rejetons ni les disputeurs ni rien de ce qu'on affirme,

Nous entendons les braillements et le vacarme,

De toutes parts divisions, jalousies, récriminations nous arrivent,

On forme autour de nous un cercle péremptoire pour nous enfermer, mon camarade,

Pourtant, nous allons, inarrêtés, librement par toute la terre,

Voyageant en tous sens jusqu'à ce que nous imprimions notre marque ineffaçable

Sur le temps et les âges divers,

Jusqu'à ce que nous saturions temps et âges, afin que les hommes et les femmes

Des races, des siècles à venir, s'attestent frères et amis, comme nous sommes.

Repost 0
Published by Jacques Viallebesset - dans Mes poètes et poèmes préférés
commenter cet article
2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 07:57

Je crois en l'homme , cette ordure

Je crois en l'homme , ce fumier

Ce sable mouvant , cette eau morte

 

Je crois en l'homme, ce tordu

Cette vessie de vanité

Je crois en l'homme cette pommade

Ce grelot, cette plume au vent

Ce boutefeu, ce fouille-merde

Je crois en l'homme, ce lèche-sang

 

Malgré tout ce qu'il a pu faire

De mortel et d'irréparable

Je crois en lui

Pour la sureté de sa main

Pour son goût de la liberté

Pour le jeu de sa fantaisie

 

Pour son vertige devant l'étoile

Je crois en lui

Pour le sel de son amitié

Pour l'eau de ses yeux, pour son rire

Pour son élan et ses faiblesses

 

Je crois à tout jamais en lui

Pour une main qui s'est tendue

Pour un regard qui s'est offert

Et puis surtout et avant tout

Pour le simple accueil d'un berger.

Repost 0
Published by Jacques Viallebesset - dans Mes poètes et poèmes préférés
commenter cet article
30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 06:54

Il y a trop souvent maldonne

Vivre est un jeu mal inventé

Le printemps passe et pas d'été

Voilà que c'est déjà l'automne

 

Voilà que c'est l'heure indue

Toute couleur faite ombre peinte

Par les miroirs du labyrinthe

L'enfant dans l'homme s'est perdu

 

L'enfant qu'en vain tu te rappelles

Dans ce vieux visage et tes mains

Etait-ce donc celà demain

Où le passé si peu s'épelle

 

On porte en soi toujours l'enfant

Confusément qu'on fut naguère

Et le soldat de cette guerre

Ce n'est pas l'homme qu'il défend

 

Toute mémoire est une eau trouble

Que voulez-vous que l'on y voie

Rien ne sert de crier quitte ou double.

 

Repost 0
Published by Jacques Viallebesset - dans Mes poètes et poèmes préférés
commenter cet article
30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 06:51

Que sont mes amis devenus

Que j'avais de si près tenus

Et tant aimés

Ils ont été trop clairsemés

Je crois le vent les a otés

L'amour est morte

Ce sont amis que vent emporte

Et il ventait devant ma porte

Les emporta

 

Avec le temps qu'arbre défeuille

Quand il ne reste en branche feuille

Qui n'aille à terre

Avec pauvreté qui m'atterre

Qui de partout me fait la guerre

Au temps d'hiver

Ne convient pas que vous raconte

Comment je me suis mis à honte

De quelle manière

 

Pauvre sens et pauvre mémoire

M'a Dieu donné le roi de gloire

Et pauvre rente

Et droit au cul quand bise vente

Le vent me vient le vent m'vente

L'amour est morte

Ce sont amis que vent emporte

Et il ventait devant ma porte

Les emporta

L'espérance de lendemain

Ce sont mes fêtes.

Repost 0
Published by Jacques Viallebesset - dans Mes poètes et poèmes préférés
commenter cet article
30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 06:50

C'est beau d'avoir élu

Domicile vivant

Et de loger le temps

Dans un coeur continu,

Et d'avoir vu ses mains

Se poser sur le monde

Comme sur une pomme

 

Dans un petit jardin,

D'avoir aimé la terre,

La lune et le soleil,

Comme des familiers

Qui n'ont pas leurs pareils,

Et d'avoir confié

Le monde à sa mémoire

Comme un clair cavalier

A sa monture noire,

D'avoir donné visage

A ces mots: femme, enfants,

Et servi de rivage

A d'errants continents,

Et d'avoir atteint l'âme

A petits coups de rame

Pour ne pas l'effaroucher

D'une brusque approchée

C'est beau d'avoir connu

L'ombre sous le feuillage

Et d'avoir sent l'âge

Ramper sur le corps nu,

Accompagné la peine

Du sang noir dans nos veines

Et doré son silence

De l'étoile Patience,

Et d'avoir tous ces mots

Qui bougent dans la tête,

De choisir les moins beaux

Pour leur faire un peu fête,

D'avoir senti la vie

Hâtive et mal aimée,

De l'avoir enfermée

Dans cette poésie.







Repost 0
Published by Jacques Viallebesset - dans Mes poètes et poèmes préférés
commenter cet article
23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 07:48

Chante mon coeur le chant du sable et de la pierre

Du vent, de la pluie et de la vie qui passe

Dès l'aube, du désert, au chant des chameliers

Monte la poussière d'un siècle qui s'efface

Pour partir...

Et nos songes d'Orient bercés de caravanes

Enfantés par les voeux mystiques des marchands

Montent vers toi, Soleil, pour dire la pavane

Des oiseaux qui saignent de trop pousser leur chant

Pour mourir...

Chante mon coeur un air d'or et de turquoise

Enfanté par la voix des prêtres et des guerriers

Dans la plaine naviguent des âmes par milliers

A l'ombre des platanes nos colombes se croisent

Pour aimer...

Songe, reviens-moi, et que le vent de l'Est

Accoure quand éclôt le siècle des printemps

Reverdissent tes pas sur un passé funeste

Dans les cendres tiédies la pluie compte le temps

Pour renaître...

Phénix ou rossignol, que ton nom immortel

Porte les nations jusqu'au cieux des coupoles

Que les coquelicots fleurissent de corolles

Qu'ils parlent à l'Occident d'une aurore plus belle

Pour connaître...

Dans les terres du Nord des robes d'émeraude

Germent dès le jour sur les ruines d'hier

Quand les mains travailleuses élevées aux rizières

Dansent sous le vent et quand la brûme rôde

Pour rêver...

Et c'est ainsi depuis les vieilles migrations

Fatigue, pleurs, soupirs armés de longs espoirs

Portés jour et nuit, fardeaux d'humilation

Pour que l'été énfin renaisse à la nuit noire

Pour partir un jour

Je prendrai les chemins

Je prendrai dans ma main

La clé du non-retour

Repost 0
Published by Jacques Viallebesset - dans Mes poètes et poèmes préférés
commenter cet article
24 mai 2015 7 24 /05 /mai /2015 08:41

Le veilleur invente son espérance,

Du fond des mots s'éclaire un chemin

Jusqu'au point de rencontre

De son orbe avec le monde

Pélerin d'une langue nouvelle.

 

Lire un poème comme une veille,

Ecouter la voix intérieure

D'un ailleurs en soi qui pense

L'inavouable, voix de gorge

De la parole vers l'autre.

 

Voyager au coeur du langage

Demeure des ombres d'ancêtres

Ou d'infans bleus, des sourires

De mères à l'haleine de lilas,

Des sanglots d'hommes seuls.

 

Lire un poème comme une veille,

Sa présence contre la nuit, inconsolable

Tendresse au miroir des morts,

Ce qui commence et finit à même

La voûte du silence et l'énigme

D'une terre plus légère

Depuis le premier amour.

Repost 0
Published by Jacques Viallebesset - dans Mes poètes et poèmes préférés
commenter cet article
15 mai 2015 5 15 /05 /mai /2015 07:45

Loin de la source

Des brasiers glacés

Des étoiles ombrées

Nous traversons l'impact du sablier

 

Debout les amis, debout le temple!

Et le corps de l'homme.

 

Debout encore! 

Les arbres enracinés dans l'amer

et les nuages en pierre  

et la giboulée des rochers

 

C'est toujours l'Espérance

Que porte le regard

Quand l'aube nacrée initie les orphelins

A la chevauchée des voiles brisés

 

Debout!

C'est l'orée

Et c'est l'homme  

Repost 0
Published by Jacques Viallebesset - dans Mes poètes et poèmes préférés
commenter cet article
5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 08:46

Je renonce au bonheur de vivre mais non pas

A celui d'être un homme effronté

Parodie l'harmonieux instant où tu es ivre

Et profère en rêvant des paroles sacrées!

Où allons-nous? Vers quel butoir incertain de l'espace

Quelle petite vie au détour du matin

Qui renifle hébétée dans le café des tasses

L'indigent et cruel mélange du destin?

Mais s'enivrer est vain et les pluies qui reviennent

Ont cette odeur de temps qui ranime les cors

Ceux-là font sonner les heures diluviennes

A l'horloge inexacte et stérile des corps

D'où venons-nous? Qui sommes-nous? Où allons-nous?

Avec des bleus aux yeux et des plaies aux genoux?

Quand on a comparu sur les bancs de l'enfance

Et acquis sans effort l'acquiescement de Dieu

Ah! Peut-on réfuter l'Admirable Conscience

Comme une manifestation du merveilleux?

Mais qu'importent la fièvre et le Mot du verdict

Si la terre aussi bien que le ciel est unique !

 

Repost 0
Published by Jacques Viallebesset - dans Mes poètes et poèmes préférés
commenter cet article

Présentation

  • : L'atelier des Poètes - par Jacques Viallebesset
  • L'atelier des Poètes - par Jacques Viallebesset
  • : VIVRE POETIQUEMENT, L'AMOUR VRAI, LA JOIE D'ETRE sont les trois facettes d'une seule et même chose qui se nomme: ETRE et ne pas seulement exister. Lorsqu'on vit poétiquement, forcément, ça laisse des traces....
  • Contact

L'atelier des Poètes

logo-atelier-poetes-color-web-4

Recherche

Le Recueil Édité :