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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 05:00

Même la nuit je te revois dans ton jour ma luciole

Et rien ne peut rivaliser avec toi rien n'est si tendre

Aucune chose enfant aucun parfum n'y peut prétendre

Aucun objet de brise ou d'eau cerf-volant lotus yole

 

Aucun écho dans l'aube aucune écume au bord de la mer

Aucun murmure de mémoire aucun bronchement de branche

Ton pas est doux comme un crayon gris sur la page blanche

L'autre coté de tes regards s'ouvre sur un bleu Vermeer

 

Tout m'est chanson de toi dont l'air me poursuit et me torture

Ce coeur que j'ai ne me laisse pas souffler il ne me laisse

Pas une heure une minute où l'amour de toi ne me blesse

A cette bête en moi n'est jamais suffisante pâture

 

Jamais répit de cette faim d'avoir faim qui me dévore

Oh seulement que je prenne dans mamain que je la prenne

Un moment dans ma main ta main je la tienne dans la minne

Ce qui me mord oasse les mots comme les passe la mort

 

Il n'existe pas de parole pour exprimer ce trouble

Incomparable au désir que le plaisir du moins apaise

Lorsque ton bras léger dans ma paume se pose et pèse

A peine soudain cette peur dont le pendule bat double

 

Cela revient de très loin de très profond je ne sais quel

Abîme un galop m'emplit de sa plainte jusqu'à l'épaule

C'est dans moi pis qu'au vent le remue-ménage des grands saules

Ces brins brisés cet affolement des feuilles sur le sol

 

Celà ne s'appelle d'aucun nom d'homme et ne se compare

A rien rien n'y est son remède rien n'y est son silence

Rien n'y fait contre-poids dans l'autre plateau de la balance

C'est sans envers comme à la pluie un manteau de part en part

 

Qu'est-ce que c'est que ce désespoir infini de tendresse

A chaque respiration l'existence toute entière

En jugement qui repasse et l'âme atteignant sa frontière

Sur le vertige on écrira Parti sans laisser d'adresse

 

Même toi qui ne m'entends plus Toi surtout Celà m'écrase

Est-ce qu'il faut un jour arriver au bout de ce qu'on pense

Au bout de ce qu'on fut au bout de ce qu'on est perdre sens

De ce qu'on sent qu'on dit s'arrêter au beau milieu des phrases.

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Published by Jacques Viallebesset - dans Mes poètes et poèmes préférés
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  • : L'atelier des Poètes - par Jacques Viallebesset
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  • : VIVRE POETIQUEMENT, L'AMOUR VRAI, LA JOIE D'ETRE sont les trois facettes d'une seule et même chose qui se nomme: ETRE et ne pas seulement exister. Lorsqu'on vit poétiquement, forcément, ça laisse des traces....
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